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question n°1

Question 1 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles ne reprennent pas ?

Dans mon entourage proche, il y a davantage d’activités que je voudrais voir reprendre que l’inverse… car je pense aux personnes qui craignent aujourd’hui pour leur emploi, ce qui n’est pas mon cas. Les activités « vitales », liées à l’alimentation, la santé, l’énergie,… ne se sont pas arrêtées. Heureusement. Je mesure à la fois ma dépendance à leur égard, et la chance qu’elles existent, c’est-à-dire que des personnes travaillent pour que je puisse, jusqu’à présent, me nourrir, m’éclairer, me soigner… Mais la question n’est pas là… Il n’y a pas réellement d’activités que je souhaite voir ne pas reprendre (à part évidemment les ventes d’arme, la traite des êtres humains, le pillage des ressources de la planète… mais cela s’est-il arrêté pendant le confinement ? J’en doute). Il y a des activités que je souhaite voir ralentir : les voyages en avion (que j’utilise très peu!), l’utilisation de la voiture, la consommation et le gaspillage de biens en général. La sobriété me semble un objectif (je mesure ma naïveté en écrivant ça!). Les activités purement financières et spéculatives, auxquelles je ne comprends pas grand-chose, mais que je vois comme des activités parasites qui font bâtir des fortunes sur du vent, ou sur le travail des autres. La frénésie des déplacements (professionnels en particulier, mais aussi dans le monde associatif) et des « réunions » qui les suscitent : sans doute une occasion de revoir les modes de travail (mais là j’anticipe sur les questions suivantes!).

Citation de thierry leutreau le 15 novembre 2020, 15 h 47 min

Question 1 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles ne reprennent pas ?

Dans mon entourage proche, il y a davantage d’activités que je voudrais voir reprendre que l’inverse… car je pense aux personnes qui craignent aujourd’hui pour leur emploi, ce qui n’est pas mon cas. Les activités « vitales », liées à l’alimentation, la santé, l’énergie,… ne se sont pas arrêtées. Heureusement. Je mesure à la fois ma dépendance à leur égard, et la chance qu’elles existent, c’est-à-dire que des personnes travaillent pour que je puisse, jusqu’à présent, me nourrir, m’éclairer, me soigner… Mais la question n’est pas là… Il n’y a pas réellement d’activités que je souhaite voir ne pas reprendre (à part évidemment les ventes d’arme, la traite des êtres humains, le pillage des ressources de la planète… mais cela s’est-il arrêté pendant le confinement ? J’en doute). Il y a des activités que je souhaite voir ralentir : les voyages en avion (que j’utilise très peu!), l’utilisation de la voiture, la consommation et le gaspillage de biens en général. La sobriété me semble un objectif (je mesure ma naïveté en écrivant ça!). Les activités purement financières et spéculatives, auxquelles je ne comprends pas grand-chose, mais que je vois comme des activités parasites qui font bâtir des fortunes sur du vent, ou sur le travail des autres. La frénésie des déplacements (professionnels en particulier, mais aussi dans le monde associatif) et des « réunions » qui les suscitent : sans doute une occasion de revoir les modes de travail (mais là j’anticipe sur les questions suivantes!).

Question 2 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît nuisible/ superflue/ dangereuse/ incohérente ; b) en quoi sa disparition/ mise en veilleuse/ substitution rendrait d’autres activités que vous favorisez plus facile/ plus cohérente ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 1.)

 

Les voyages en avion, loa frénésie des déplacements et des « réunions » : de fait, depuis le premier confinement, le trafic aérien a été beaucoup réduit, et la Terre, elle, ne s’est pas arrêtée de tourner. Est-ce que ça veut dire que beaucoup de déplacements étaient inutiles, avant ? Je connais plusieurs personnes dont une bonne partie de l’activité professionnelle se passait « en l’air », toujours entre deux continents, deux réunions… Aujourd’hui ils « télétravaillent », ce qui n’est pas le rêve, mais le travail se fait, et c’est beaucoup moins coûteux à tout point de vue : sur le plan environnemental, de leur santé, et même économiquement. Ils y ont perdu un peu de prestige personnel, c’est tout. Quant au tourisme, là aussi un premier été a démontré qu’on peut « reconstituer la force de travail » (la fonction des vacances, camarades!) sans forcément prendre un avion. Là aussi c’est un code social qui s’effondre : l paraît qu’il était plus prestigieux de passer ses vacances aux Maldives qu’en Auvergne… C’est sans doute dommage pour les habitants des Maldives qui vivaient du tourisme et qui vont devoir trouver d’autres vaches à lait. En tous cas c’est bon pour les Auvergnats.

L’utilisation de la voiture : qui dit déplacement dit voiture. La voiture est aux associations (d’éducation populaire) ce que l’avion est aux multinationales ! La voiture individuelle, tout un symbole ! La liberté, l’autonomie, la puissance, mais aussi un « mal nécessaire » (male nécessaire ?) : coûteuse, polluante, dangereuse… elle est devenue, nous l’avons rendue, indispensable. Nos modes de vie en dépendent. Restreindre les déplacements, c’est attenter à notre liberté. Parfois même à notre activité. Touche pas à ma voiture ! En zone rurale, je ne sais pas par quoi on pourrait la remplacer. Pascal Dibie fait remarquer que dans les années 1950, un habitant rural (un paysan, quoi!) faisait 5 km par jour en moyenne, et aujourd’hui il en fait 50. A qui profite le crime ?!!

La consommation et le gaspillage de biens en général : heureusement qu’il y a Amazon (je blague!) car il semblerait que la consommation de biens n’ait pas vraiment baissé, même si l’épargne (de ceux qui touchent encore leur salaire complet ou leur pension) a augmenté. Parce que la consommation, avec sa cousine Pognon, restent l’alpha et l’omega de nos sociétés. Le besoin et sa résolution, le but et le moyen, l’origine et la raison d’être, la blessure et le pansement,… On a rêvé, au printemps, qu’ « après » ça serait « autrement ». Ben non… Rêver ne suffit peut-être pas, en fait.

Les activités purement financières et spéculatives : vendre du vent semble l’activité la plus lucrative du monde. On peine à recruter des enseignants, des infirmiers ou des gendarmes, à former des artisans ou des cuisiniers, mais il ne me semble pas que les écoles de commerce peinent à recruter. Toute cette intelligence au service du fric et du capitalisme. Le monde financier s’auto alimente, crée de la richesse à partir du mouvement des capitaux. C’est une bulle toxique qui forcément crèvera. Dans pas trop longtemps j’espère, qu’on invente autre chose…

 

 

Marie Torrent a réagi à ce message.
Marie Torrent