Forum de la Coop

Vous devez vous identifier pour créer des messages et des sujets.

Echangeons nos réflexions et nos ressentis

Pendant cette crise sanitaire, chacun gère de son mieux, au quotidien, le confinement, son stress face à un virus très virulent, prenant des nouvelles des proches, s'organisant pour travailler, s'approvisionner et se voir à distance par les outils numériques...

Pendant ce temps, l'association Coopérative des savoirs maintient sa mission d'Education populaire et souhaite entretenir le lien avec tous celles et ceux qui ont envie de discuter, d'échanger des informations, de faire part de leurs questions ou de leur ressentis face à cette situation inédite. Essayons de prendre du recul et de comprendre mieux le monde qui nous entoure, comme nous le faisons sur les sujets de société importants depuis presque 10 ans maintenant. Ce forum a été créé pour cela, continuer à échanger et à nous rapprocher, quelque soit la situation.

A lire au calme avant la tempête !

https://www.nouvelobs.com/idees/20200323.OBS26443/l-insoutenable-legerete-du-capitalisme-vis-a-vis-de-notre-sante-par-eva-illouz.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1584948636

 

 

Piste de réflexion : La déforestation provoque-t-elle-de-nouvelles maladies ?

https://www.canopee-asso.org/la-deforestation-provoque-telle-de-nouvelles-maladies/

 

Applaudir les personnels soignants tous les soirs à 20h ? Ce geste me perturbe et je ressens le même malaise que Theo Portais sur Médiapart. Même si Emmanuel Macron a annoncé hier une amélioration des traitements et des carrières pour les personnels hospitaliers,  il n'en reste pas moins que la situation dans les hôpitaux est bien le résultat d'une volonté politico/économique. Alors applaudir les soignants, pourquoi pas, mais surtout remettre en cause ce qui a conduit à cette "misère" de l'hôpital.

"Une société qui a besoin de héros pour rester debout est une société malade – c’est le cas de le dire. L’exemple actuel est particulièrement frappant : l’Etat se saisit du personnel hospitalier qu’il a méprisé et humilié pendant des années pour soudainement l’idolâtrer et opérer à travers lui une forme de narcissisation dont l’unique but est de masquer ses propres inconséquences. "

https://blogs.mediapart.fr/theo-portais/blog/230320/applaudissements-pour-les-soignants-20h-la-fausse-bonne-idee

La campagne est calme, ensoleillée, le ciel bleu sans un avion, les fruitiers sont en fleur, va-t-on revenir à un mode de vie moins agité et faire enfin respirer la planète ? Ca vaut le coup d'y réfléchir.

Citation de Claudie Héline le 27 mars 2020, 11 h 26 min

La campagne est calme, ensoleillée, le ciel bleu sans un avion, les fruitiers sont en fleur, va-t-on revenir à un mode de vie moins agité et faire enfin respirer la planète ? Ca vaut le coup d'y réfléchir.

Ce serait une belle idée... l'être humain a beaucoup de mal à tirer des leçons de ses erreurs... et de son porte monnaie...
Cette crise montre la non-gestion d'un monde gouvernement à l'agonie, incapable de prendre des décisions impartiales. Les enjeux financier prime sur la raison et l'environnement (Crise du Covid, Crise Climatique, etc...).
C'est effrayant pour la suite, je rêverai que cela se passe selon ton point de vue Claudie !

Il faut faire bouger les choses à nos petites échelles, multiplier les initiatives afin de faire bouger un monde !

Vivions naturellement !

Fichiers téléversés :
  • fb_Hanneton-forestier.jpg

Vendredi 27 mars

J'ai rêvé cette nuit que je rencontrais D... et qu'on se serrait la main chaleureusement, en se demandant si on allait bien.

Hier j'ai commencé d'envoyer ma première photo du jour sur le forum "covid" de la Coop.

Belle journée de printemps. Je me filme et j'envoie aux enfants la gigue de la 1ère suite de Bach. Je l'envoie aussi à D... en soutien aux épreuves à venir.

Aujourd'hui nous avons beaucoup moins écouté la radio et son refrain lancinant. Entendu Boris Cyrulnik : "c'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on sacrifie l'économie pour sauver des vies humaines". La dernière ?

Samedi 28 mars

J'ai passé la journée dehors, dans le jardin. Je me suis désintoxiqué des informations morbides des medias. De toute façon je ne peux rien y faire à cette épidémie. Soyons stoïciens ! Pas la peine de s'exciter ni de se morfondre.

J'ai commencé la journée en ouvrant "l'écume des jours". Quel génie ce Boris !

Puis la journée s'est déroulée dans la lenteur et la simplicité. Bricolage (repeindre la porte d'entrée, réparer la petite fenêtre de notre chambre). Jardinage : nettoyage, préparation, repiquage d'oeillets de poëte, petits pois... quelle joie de semer la vie !

Sur les résosocios les polémiques vont bon train : ce qu'il faudrait, ce qu'il aurait fallu faire. Réglements de comptes.

Dimanche 29 mars

"La nature reprend ses droits". Les a-t-elle jamais perdus ? Tout ça parce que les citadins voient à nouveau les étoiles la nuit (moins de pollution de l'air) et entendent des oiseaux (moins de pollution sonore). La nature n'a pas de droit, elle existe, elle est, elle nous constitue. Elle est tellement partout au coeur de nos vie, que nous ne la voyons pas, ne la reconnaissons pas. Mais elle est là, toujours, et nous faisons partie d'elle. Même les virus sont naturels, même la maladie, même la mort. Toutes les manifestations de la vie sont naturelles. Nous avons beaucoup mythifié la nature, depuis la "nuit des temps", et bien avant l'invention du capitalisme. La nature et son mystère (d'où venons-nous, où allons-nous, etc...) sont à l'origine de l'invention religieuse, aujourd'hui remplacée par la recherche du bonheur par la consommation. Nos prêtres actuels sont les banquiers. Nous n'avons pas de droit sur la nature : le chat a-t-il des droits sur la souris ? Le ver sur la pomme ? Le virus sur la cellule ? Ils s'en passent du droit ! Ce n'est pas une histoire de droit. Les droits sont des arrangements entre humains, rien d'universel là-dedans. La nature s'en fout. Elle est la plus forte. Avons-nous d'autre choix que d'accepter ses lois ? D'encourager la science à les comprendre, et à nous y conformer. On sait désormais ce qu'il faut faire, ce petit virus nous l'enseigne, pour essayer d'enrayer le dérèglement climatique (et ses conséquences) : ralentir l'activité humaine. On sait aussi que c'est possible, qu'on peut le faire, puisqu'on le fait depuis quelques semaines (quelques mois pour certains). L'argent pour une fois n'est pas un problème, quand il s'agit de vie ou de mort.

Comment préparer l'après ? Comment justement mieux arriver à construire ensemble cet après, dans la solidarité et le respect de tous ? De nombreux petits groupes se posent la question. C'est pourquoi nous nous permettons de relayer cette invitation de l’Institut des Territoires Coopératifs (InsTerCoop) qui peut nous aider dans nos réflexions.
Cycle de webinaires sur la coopération
chaque jeudi, du 2 au 30 avril, de 16h30 à 17h30. Toutes les informations ici sur la lettre d'InstTerCoop : Lettre InsTerCoop

L'invitation a déjà été beaucoup relayée et il y a déjà plus d'inscrits que de places : tout le monde ne pourra pas "entrer" dans la salle virtuelle. La première session (demain 2 avril à 16h30) sera relayée sur https://youtu.be/giT817EbiPQ et en différé sur https://instercoop.fr/webinaires-la-cooperation-levier-de-developpement/

Peut-être les contenus donneront-ils envie de continuer à échanger ici aussi ?